1/10

Les souvenirs sont souvent des moments collectifs qui restent en nous comme des ombres. Un geste ou simplement un objet peut réveiller les plus profonds.

J’ai retrouvé, un jour d’automne, la vieille boîte à souvenirs que ma tante m’a discrètement offerte lors de son départ vers l’au-delà. Les craquelures de la boîte dénonçaient sa si longue absence, une douleur intime chamboulait mon esprit. Il y a tellement de beauté dans les histoires qu’elle me contait, enfant. Chacune m’a ramené des fragments de son passé, de sa jeunesse, de ses rêves écartés, oubliés, qui m’ont rappelé que la guerre au Viet Nam n’était pas seulement à la couleur du sang, de la colère et de la haine. Il y avait aussi de la poésie, de l'amour, et de l'espoir.

 

Dans ma vallée perdue, coincée entre l’automne et l’hiver, où la brume se remplit de mélancolies et de rêves, j’ai réécrit le conte des mouchoirs au vent, la ballade des printemps errants, la romance de l'entre-deux-mondes...

© 2020 by My-Ly Vu. TOUS DROITS RESERVES